Philémon en patagonie

09 septembre 2011

le 11 septembre 2001

Ce jour là, je me rappelle que nous nous trouvions dans le parc de Torres Del Paine, hébergés dans la maison d'un des gardiens du Parc. La veille, nous avions laissé Leire à la gare de Bus, devant rentrer plus tôt à Mexico pour ne pas rater la rentrée de son séjour d'échange à l'école d'Architecture.

Ainsi ce 11 septembre, Margot, Guillaume et moi, après un court temps de marche, embarquâmes dans une camionnette. Il s'agissaient de militaires chiliens qui avaient bien voulu nous prendre en stop. Il devait être dans les 9-10 heures du matin lorsque les militaires essayèrent de nous expliquer ce qu'ils venaient d'entendre par leur poste radio.

Au départ nous ne savions pas comment prendre cette annonce, pour une blague ou une info ?! Et je dois dire que même si l'époque de Pinochet était bien passé, le fait d'être avec des militaires n'avait rien de rassurant. (rien à voir avec les 7 prêtres qui nous avaient pris en stop, il y a encore un mois)

Dans ma tête,  c'était irréel, le début d'un autre monde, tout pouvait arriver. Une tour venait d'être détruite, et il y avait des milliers de morts. Peu à peu, alors que nous traversions des paysages splendides d'étendue et de calme, nous apprenions de nouvelles infos plus folles les unes que les autres. Nous étions là, tous 3, dans un parc naturel. Très très loin des grandes cités de ce monde, très loin de ces cibles potentielles d'actes terroristes.

Tout pouvait arriver, le déclenchement d'une troisième guerre mondiale ? la fin d'un monde ? Malgré tout, il était impossible pour nous de penser que nos cadres de vie à la française puissent être concernés. Là, il s'agissait de New York, de plusieurs avions, du Pentagone, c'était tellement fort, tellement symbolique d'un monde qui ne nous touchait pas.

Au final, nous passâmes 3 jours dans ce parc, dans l'isolement de toutes informations, seuls au monde, juste assez de quoi faire décanter cette déferlante médiatique émise dans un mini-bus militaire. Je sais que c'est à Buenos Aires, que nous avons eu les infos les plus claires.  Avant cela,  dans notre retour de 6000km vers le Nord, le souvenir entre cela d'une vidéo d'explosion et de gens sautant des fenêtres, sur le téléviseur d'une station service ou d'une boulangerie.

Hugo

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08 septembre 2011

Dans une école en Patagonie

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15 octobre 2009

Mate

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Asado

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09 décembre 2007

Dessins du retour, hugo

Voici quelques dessins, de mémoire, que j'ai réalisé dans les semaines suivant le retour en France.
L'ensemble étant composé d'après un catalogue Habitat appelant à ménager son confort intérieur. A celui-ci, je n'ai rien trouvé de mieux que de composer sur notre périple en extérieur.
Si dans le rapport à l'espace, une chose m'avait marqué, c'était bien dans les rapports contrastées à l'espace...entre espace domestiqué et espace sauvage, entre espace asonore et espace bruyamment venteux, entre espace polissé et espace rugueux. Ce passage de l'un à l'autre se faisait par le confort décalé d'un bus, d'un avion et d'un bateau suréquipés avec les étendues vastes et aérées. Nous passions alors de la bulle aseptisé à la sphère terre. Il y avait un peu de cet effet "bulle" que développe Sloterdijk dans son travail et logiquement de ce besoin irrépressible d' "écumes" allant de fait avec la volonté initiale de"rencontrer"la Patagonie.
Or, la bulle chaude se révéle sans âme et étrangement si froide. L'extérieur, vif au prime abord, nous emporte, nous devenons vulnérables. La concession de ce voyage fut de tenir, voire de courir après les échéances et donc de se plier à des modes d'éjection. Dans ce mode le contact avec un pays, dont le corps hivernal est si "chaud" d'émotions, disparait.
Cela ne gouverna pas l'ensemble du voyage, mais ces chocs extérieur-intérieur me laissèrent comme un arrière goût (que ces dessins témoignent) : Celui d'avoir voulu goûter une soupe brûlante et d'en garder une certaine brûlure, mais surtout celui d'en être dégoûté au moment de remonter dans une bulle de transfert.
Une bulle de transfert est un bus. Dans le long voyage en bus ou trois vidéos de films américains se succèdent et tentent de nous immuniser, on a finalement l'appétit de se mettre dans les lieux les plus extrêmes... c'est là que le froid mord et le chien aboie.
Hugo
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06 novembre 2007

Arrivés à l'Aéroport

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Aéroport de Buenos Aires


Tapis roulant, linoleum à ventouses, uniformes dépassés, inox en mouvement, nous entrons en Argentine par la porte aérienne. Prises de position dans un espace aseptisé tel qu'il nous accompagnera tout le long de ce voyage hivernal (bateau, 4X4, station service, bus suréquipé), avec les contrastes que cela engage dans la découverte de lieux d'une extrême authenticité.

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